Halte à la violence à l’égard des maires qui invoquent leur liberté de conscience !

Date de publication : 20 juillet 2013

Trois mairies de Loire-Atlantique ont été taguées les 9 et 10 juillet : “L’homophobie tue” pouvait on lire sur une des façades. Ou encore “”Vo mieux être gay que d’être un gros con”. Les trois mairies,  Mésanger, Saint-Sulpice des Landes et Vritz, ont pour point commun d’avoir des maires attachés à leur liberté de conscience !

Ces dégradations à répétition illustrent bien que l’intolérance et l’incivisme ne sont pas là où certains ont voulu les placer depuis des mois.

Les injures et les tentatives d’intimidation ne peuvent pas tenir lieu de réponse à la situation de milliers de maires qui souhaitent pouvoir poursuivre leur mission au service de leurs concitoyens sans être contraints à un acte que leur conscience réprouve.

Le vote de la Loi Taubira n’autorise ni à violer la liberté de conscience ni à traiter d’homophobes ceux qui y sont attachés.

Le collectif des maires pour l’enfance apporte tout son soutien aux maires injuriés en raison de leur liberté de conscience et demande au Gouvernement de dénoncer et de faire cesser les violences faites aux maires ! Ne pas les dénoncer, c’est être complice !

Les maires de ces trois communes ont déposé plainte. Par la voix de leur avocat, ils ont demandé au Procureur de la République de Nantes de les tenir informés des développements de l’enquête. Ils entendent en effet obtenir réparation des dégradations subies par les édifices publics dont ils ont la responsabilité ainsi que des atteintes portées à leur honneur.