Des petits maires agitent leur «droit de retrait»

Date de publication : 12 octobre 2012

LIBERATION : Pour nombre d’élus locaux, de droite comme de gauche, le mariage homosexuel reste un tabou. Ils organisent la résistance. (…)

Un peu partout, dans les communes françaises, on brandit le texte du code civil sur «les époux, qui assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille», antinomique pour certains avec le mariage homosexuel. «Moralement, anatomiquement, physiologiquement, c’est contre-nature», a décrété le maire de Migny (119 habitants dans l’Indre), Bruno Perrin. «C’est diviser, éclater la société et la famille», a réagi Charles-Antoine Casanova, maire de Guarguale en Corse-du-Sud. Au-delà du mariage, c’est l’adoption, inscrite dans le projet de loi, qui inquiète. «Si on modifie le mariage, c’est pour les enfants», estime Jean-Jacques Descamps, maire (UMP) qui refusera d’unir des prétendants homos à Loches (Indre-et-Loire) et réclame une consultation nationale : «C’est une question plus grave qu’une simple décision sur l’égalité des sexes.»

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